Dossier pratique : que faire si la personne protégée n’ose pas parler ?
La peur, la dépendance affective ou physique, l’isolement, la méconnaissance des recours expliquent parfois que les personnes concernées n’osent pas demander de l’aide. Pourtant, il existe des signes d’alerte qui doivent interpeller les proches ou les soignants.
- Absence d’accès aux comptes bancaires ou informations importantes
- Refus du tuteur de transmettre des documents
- Dégradation brutale de l’état général (hygiène, alimentation, situation financière...)
- Changements non expliqués dans le patrimoine
L’entourage, et plus globalement toute personne travaillant au contact des aînés (infirmier, kiné, aide à domicile), a le droit et le devoir moral de signaler tout doute au juge des tutelles ou au procureur. L’article 434-3 du Code pénal protège explicitement les personnes qui font un signalement de bonne foi.