Concrètement, comment se passe l’accompagnement ?
Le premier contact : repérer et comprendre les besoins
Souvent, l’intervention commence par une demande : un proche inquiet, un médecin, ou la personne elle-même qui souhaite continuer à vivre chez elle malgré les difficultés croissantes. Le travailleur social coordonne alors une première évaluation, à domicile si possible, pour dresser un constat juste : état de santé, réseau familial, histoire de vie, attentes concrètes, capacités et points de vigilance. Cette démarche, qui privilégie l’écoute et l’empathie, pose les bases d’un accompagnement personnalisé.
L’organisation du quotidien : l’articulation des professionnels
Quand un besoin de soutien à domicile est identifié, le travailleur social va mobiliser différents services autour de la personne :
- Services d’aides à domicile habilités (SAAD, SSIAD, SPASAD…)
- Auxiliaires de vie, qui interviennent chez la personne à des horaires définis
- Possibilité de recours à des équipes spécialisées (ergothérapeutes, infirmiers, psychologues…)
- Suivi personnalisé et réajustement en cas d’évolution de la situation
Il arrive que la mise en place soit rapide (urgence, retour d’hospitalisation), mais elle peut aussi s’étendre sur plusieurs semaines, le temps de constituer et de valider les dossiers de financement.
Exemple concret : une journée d’accompagnement à domicile
Prenons Mme Martin, 86 ans, vivant seule à Frontignan. Une auxiliaire de vie passe le matin pour la toilette, l’habillage et le petit-déjeuner, puis l’accompagne en promenade ou en courses selon ses souhaits. Le reste de la journée, une gardienne veille à distance sur le domicile via un dispositif de téléassistance. En cas de questions sur l’APA ou pour monter un dossier d’aide technique, un travailleur social du CCAS vient rencontrer Mme Martin et sa famille : il les renseigne, contacte les organismes nécessaires, s’assure que l’ensemble des solutions envisagées restent compatibles avec le projet de vie de Mme Martin.
Le soutien aux proches aidants
Selon la Fondation April (Baromètre 2023), un aidant sur trois se sent dépassé par la complexité des démarches et le poids moral du quotidien. Les auxiliaires de vie permettent de souffler quelques heures. Les travailleurs sociaux, eux, informent, orientent vers des dispositifs de formation, de soutien ou de répit (accueils de jour, équipes mobiles Alzheimer, dispositifs "relayage").