L’accompagnement social et l’importance du lien humain
L’évaluation de la capacité juridique ne doit jamais se résumer à un simple acte administratif. Le maintien du lien, le soutien par les aidants, l’écoute des proches et des professionnels sont capitaux pour éviter une rupture, un isolement social ou un sentiment de dépossession.
Certaines associations habilitées (UDAF, ATMP, UNAFAM…) peuvent accompagner la personne et sa famille, informer sur les démarches, soutenir lors des audiences ou proposer des alternatives (procureurs, mesures d’accompagnement social personnalisé – MASP).
Une étude du Défenseur des droits a mis en lumière en 2022 que dans 30% des cas, les personnes protégées déclarent souffrir d’un sentiment d’exclusion et de perte de contrôle sur leur propre vie[4]. La vigilance collective est donc essentielle pour que ces démarches restent au service et non au détriment de la personne.