Quels défis à venir pour aller plus loin ?
Le respect de la vie privée et de l’intimité en établissement n’est pas figé : il doit s’adapter aux évolutions des besoins, au vieillissement de la population et à la diversification des parcours de vie.
Parmi les enjeux actuels :
- La cohabitation dans des chambres doubles : repenser les cloisons amovibles ou les plages horaires personnalisées.
- Les nouvelles technologies : vidéosurveillance, bracelets connectés, téléconsultations, qui posent de nouveaux problèmes de confidentialité.
- Le respect de la diversité culturelle, religieuse, sexuelle dans la vie quotidienne des établissements.
- L’inclusion des proches aidants dans la défense du respect de l’intimité, tout en distinguant vie privée et emprise excessive de certains aidants.
- L’adaptation aux situations de handicap et de perte de l’autonomie psychique : certains troubles du comportement rendent l’accompagnement à la vie privée plus délicat, il existe cependant de nombreux outils de médiation (ex : pictogrammes, protocoles d’alerte).
Depuis la loi ASV (Adaptation de la Société au Vieillissement), la contractualisation du respect de ces droits est exigée dans le contrat de séjour, mais chaque personne, famille et professionnel a un rôle pour veiller au quotidien au respect de cette dimension fondamentale.
Mieux informer, mieux former, mieux accompagner : trois piliers pour garantir à chacun, même en situation de dépendance, le droit essentiel à sa vie privée et à son intimité.