Droits civils : ce que la personne conserve même sous protection
Le droit de vote, un symbole fort d’autonomie
Contrairement à une idée répandue, le droit de vote est désormais conservé, sauf exception prononcée explicitement par le juge (article L5 du Code électoral, Service-public.fr). En 2019, la loi a inversé la logique : avant, la privation était automatique sous tutelle ; maintenant, la personne votera sauf décision contraire, ce qui valorise son statut de citoyenne.
Choix du lieu de vie et libertés individuelles
Être sous tutelle ou curatelle ne signifie pas que l’on peut être placé d’office en établissement sans son accord. Le choix du lieu de vie reste un droit fondamental. Le juge et le tuteur doivent respecter les souhaits de la personne “dans la mesure du possible” (article 459-2 du Code civil).
- Adhésion à une résidence pour seniors
- Maintien à domicile
- Hébergement temporaire
Le consentement de la personne doit toujours être recherché. Le tuteur n’est pas autorisé à la déplacer contre sa volonté, sauf urgence avérée ou décision judiciaire justifiée.
Droits familiaux et relationnels
Le maintien des liens affectifs avec la famille et les proches est un droit préservé. Même sous mesure de protection, la personne garde la possibilité :
- De recevoir ses proches
- De correspondre librement
- De maintenir des relations intimes ou amicales
Toute opposition à ces droits doit être strictement motivée, souvent par le juge, en cas de danger ou d’abus avérés.