Les démarches étape par étape pour bénéficier de soins à domicile
1. Obtenir une prescription médicale adaptée
Tout commence par la consultation d’un médecin (généraliste ou spécialiste). C’est lui qui, après examen de la situation, prescrit les soins nécessaires à réaliser à domicile, en précisant la fréquence, la durée et le type d’actes :
- Soins ponctuels (ex : pansement pendant une semaine)
- Soins prolongés (ex : soins infirmiers plusieurs mois)
- Soins en hospitalisation à domicile
La prescription est essentielle : elle sera demandée par les professionnels qui interviendront, ainsi que lors de la transmission à la caisse d’Assurance Maladie.
2. Trouver un professionnel de santé intervenant à domicile
Le choix du professionnel dépend du type de soins :
- Infirmier(ère) libéral(e) : chaque commune ou quartier dispose de cabinets, souvent listés sur les annuaires en ligne (ex : PagesJaunes.fr, Ameli.fr), mais aussi sur les sites des Ordres professionnels.
- SSIAD (Service de Soins Infirmiers À Domicile) : réservé aux personnes âgées de plus de 60 ans malades ou dépendantes, ou aux personnes adultes handicapées. La liste des SSIAD de l’Hérault, par exemple, est accessible sur le site du département ou via le portail pour-les-personnes-agees.gouv.fr.
- Kinésithérapeute, podologue, orthophoniste : certains acceptent les soins à domicile, il faut vérifier localement les disponibilités.
Dans la plupart des cas, c’est la personne ou ses proches qui contactent directement le professionnel de santé. Pour l’HAD, l’équipe médicale effectue la mise en place du dispositif.
3. Préparer les démarches administratives : devis, entente préalable, dossier à l’Assurance Maladie
Quelques soins ou dispositifs (notamment certains actes complexes de kinésithérapie ou d’orthopédie) requièrent une demande d’entente préalable : il s'agit d’une autorisation à obtenir auprès de la caisse d’Assurance Maladie, avant le début des soins. Le professionnel ou le prescripteur accompagne généralement la démarche.
- Pour la plupart des soins courants (injections, pansements…), aucune demande d’entente préalable n’est requise.
- L’HAD implique souvent un dossier spécifique, pris en charge par l’équipe médicale.
Des devis, notamment pour les soins hors nomenclature (non remboursés en totalité), peuvent être proposés : c’est l’occasion de comprendre ce qui restera à votre charge.
4. Assurer le suivi administratif des soins et des remboursements
En pratique, deux modes de fonctionnement sont possibles :
- L’infirmier ou professionnel pratique le tiers payant : la Sécurité Sociale (et la mutuelle complémentaire, si vous en avez une) règle directement la part remboursée.
- Vous avancez les frais puis demandez le remboursement sur présentation de la feuille de soins et de la prescription (via Ameli ou par envoi postal).
En 2022, 97% des soins infirmiers à domicile étaient pris en charge par la Sécurité Sociale et les complémentaires santé, selon la direction de la Sécurité sociale (Drees, 2023).